Dubois & Fils Maçonnerie générale
Le chantier

Quatre temps.
Aucun raccourci.

Étude, terrassement, élévation, finitions. Chaque temps se solde avant que le suivant commence, et chaque solde correspond à quelque chose qu'on peut regarder.

Rigole de fondation avec cage d'armatures et coffrage bois avant coulage.
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Étude et relevé

On vient voir. Nature du sol et présence d'eau, niveau existant, accès pour la toupie ou la pompe, mitoyenneté, réseaux enterrés à repérer avant la première pelletée. C'est là que le prix se fixe et que les mauvaises surprises se retirent du chantier — ou s'y inscrivent en toutes lettres. Un devis établi sans relevé est une estimation, et nous l'appelons ainsi.

Le relevé produit trois choses : la fourchette devient un prix, le calendrier devient une suite de dates conditionnées à la météo et au béton, et la liste de ce qui n'est pas dans le lot est écrite noir sur blanc. Terrassement, évacuation des terres, raccordements, reprise d'enduit sur l'existant : chaque poste est dedans ou dehors, jamais entre les deux.

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Terrassement et fondations

Implantation aux cordeaux, fouille en rigole au niveau hors gel, fond de fouille dressé et purgé de toute terre végétale. Le béton de propreté reçoit la cage d'armatures, posée sur cales, avec ses attentes de chaînage vertical aux angles et aux abouts de mur. On coule la semelle filante en une fois, on vibre, on arase.

Le point de contrôle est simple : une semelle est bonne quand elle est de niveau, continue, et que les attentes sortent au bon endroit. Une attente oubliée se rattrape par scellement chimique, mais c'est un rattrapage, et il se voit sur le rapport de chantier. Le délai de prise conditionne la suite — on ne monte pas d'agglo sur un béton de la veille par temps froid.

Lit de mortier étalé sur une assise de parpaings, aciers en attente.

Élévation en cours. Le joint beurré se fait au fur et à mesure, pas après coup.

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Élévation

Première assise réglée au mortier, d'aplomb et de niveau : elle commande tout le mur. Ensuite les assises montent au cordeau, joints beurrés, coupes faites à la scie et non au marteau. Les chaînages verticaux sont coffrés et coulés avec l'élévation, pas empilés en fin de course. Les linteaux se posent sur appuis d'au moins 20 cm de part et d'autre de l'ouverture ; en coulé en place, on étaie et on laisse prendre.

Le chantier se termine par le chaînage horizontal en arase, coulé sur planelle, qui ceinture l'ouvrage et reprend les efforts de la charpente. Une arase de niveau, c'est un charpentier qui pose sans caler et un couvreur qui ne rattrape rien. Une arase approximative se paie deux corps de métier plus loin, et jamais par celui qui l'a faite.

Pendant cette phase, l'ouvrage est bâché dès que le gel menace et protégé en tête à chaque arrêt : un mur qui prend l'eau par le haut la garde longtemps.

20 cm Appui minimal d'un linteau
1 assise Ce qui commande tout le mur
Hors gel Niveau de fond de fouille
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Finitions

Enduit, dallage, seuils, appuis, abords. C'est la partie visible, donc celle qu'on juge, et pourtant elle ne rattrape rien de ce qui précède : un enduit ne redresse pas un mur, il l'habille. Le support est brossé, humidifié si le temps est sec, les arêtes protégées. Trois passes pour la chaux, séchage entre chacune, jamais sous 5 °C ni sur un mur brûlant de soleil.

Le dallage se coule en fin de chantier, une fois les circulations d'engins terminées, avec sa pente et ses joints de dilatation prévus au plan. Le nettoyage et l'évacuation des gravats font partie du lot ; l'état du terrain à la livraison est décrit au devis pour qu'il n'y ait rien à discuter.

Restent les détails qui font juger l'ensemble : un appui de fenêtre avec sa goutte d'eau, un seuil de porte de niveau avec la finition intérieure, une arête d'angle droite sur toute sa hauteur. Ils prennent du temps et ne se chiffrent pas au mètre carré. Nous les listons séparément au devis, parce qu'un client qui découvre à la fin qu'ils n'étaient pas compris a raison de le prendre mal.

Finition d'un enduit à la chaux à la truelle sur mur de blocs.

Finition talochée. Le geste se transmet en le faisant, il ne s'explique pas.

Le calendrier se cale au relevé

Les délais réels dépendent du béton, de la météo et de l'accès, pas de nos intentions. Ils sont écrits au devis, avec leurs conditions.

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